Chorégraphie et interpretation : Marta Bentkowski
sur un poème de Richard Desjardins
Durée : 20mn
Au milieu se tient une femme, seule dans la toundra, le rythme de sa respiration s'accélère, les mots vibrants lui insufflent un peu de chaleur encore une fois, au seuil de la mort elle chante la beauté de la vie, elle pleure son homme, son corps porte les traces de la guerre, elle porte un enfant aussi...
"toi tu es ce soleil aveuglant les étoiles,
quand tu parles au mourant, sa douleur est si douce,
pour trouver le ravage et tuer l'animal,
pour trouver le refuge tu es mieux que nous tous, Nataq...
mais je ne veux pas mourir sur ce rocher accore,
à la vue de tous, abusée par les dieux,
il n'y a pas de fleurs pour jeter sur mon corps et qui donc frappera le tambour de l'adieu ?... "
Marta Bentkowski, née en Italie, danseuse, aikidoka, depuis 1995 enseigne la danse contemporaine et l'aikido parallèlement à une activité de recherche et création: fondatrice de l'association Accadra (académie de danse et rencontre des arts), elle est chorégraphe au sein de la compagnie "en quarantaine", un projet collectif de recherche artistique.
L'originalité de son approche du mouvement se fonde sur ce double parcours d'artiste contemporaine et martiale.
par Lara Sauermann élève au conservatoire de Mantes la Jolie
Durée : 25 mn
- Johann Sebastian Bach
Prélude et Fugue XXI BWV 866 du Clavecin bien tempéré- Claude Debussy
1re Arabesque- Ludwig van Beethoven
Sonate No.17, " La Tempête " Opus 31 No. 2, (1er mouvement)
Lara Sauermann commence le piano à l'âge de 6 ans. Elle rentre au conservatoire de Mantes la Jolie à l'âge de 9 ans dans la classe de Marie Laurence Cren avec qui elle poursuit aujourd'hui son parcours pianistique.
Création de Clémentine Amouroux et Jean-Paul Buisson
Durée : 55 mn
Le livre de la pauvreté et de la mort est une conversation avec Dieu qui est de tous " le plus dénué de tout ", " la pierre qui roule sans trouver de repos , le vent qui ne possède rien, la nudité sous la lumière ." Un homme témoigne du monde où il vit, un monde où l'économie se nourrit au détriment des hommes " Les hommes servent les sociétés et y dérivent, ayant perdu l'axe et le rythme de la vie. "
Malgré la violence du sujet, la langue de Rilke reste concise, musicale et comme détachée, respectant le désir du témoin. Témoin à notre tour, nous avons voulu inviter le spectateur à se joindre à cette méditation qui a " la lumineuse gravité d'une prairie qu'inonde une brève pluie d'été. "
La musique de Jean-Paul Buisson a été écrite pour le texte. Elle s'est élaborée très progressivement, par succession de périodes d'improvisation et d'écriture, toujours en confrontation avec le texte. La voix du piano et celle de la comédienne sont irréversiblement liées .Les spectateurs placés en tous sens et le témoin - la comédienne- sont ensemble dans le même espace. Le témoin n'est pas toujours visible, il se déplace au sein des spectateurs
Clémentine Amouroux fait ses débuts de comédienne en 1978 sous la direction de Peter Brook. Elle co-dirige pendant 10 ans la compagnie Gilles Bouillon, aujourd'hui centre dramatique régional du Centre, interprétant sous sa direction de grands rôles du répertoire. Parallèlement, on la voit à la télévision et au cinéma dans des films de Jean-Christophe Averty, Eric Rhomer…
Sa formation en danse (expression primitive, danse bûto et danse contemporaine), en chant et en arts martiaux, la pousse à chercher des forme théâtrales moins classiques. En 1989, elle crée la première version du livre de la pauvreté et de la mort avec le chorégraphe Pierre Doussaint.
Jean-Paul Buisson est un pianiste, électronicien, informaticien. Il compose des musiques composites destinées au concert, à la danse contemporaine, aux arts plastiques, au crique, au film d'art et d'essai, au théâtre contemporain et aux performances pluridisciplinaires.
Il compose aussi des œuvres instrumentales pour piano à 2 ou 4 mains, quatuor à cordes et à vents
par Robert Piechaud
Durée : 25 mn
- Poème Op. 32 n°1
- 2 morceaux Op. 57
- Vers la Flamme Op. 72
Robert Piechaud, pianiste, se produit en Europe et aux Etats-Unis lors de récitals, de Bach à Ligeti, incluant souvent ses propres compositions. Il s'est aussi fait connaître pour sa connaissance précise du cinéma muet, illustrée par de très originales improvisations sur des films de cette période, comme ceux de Chaplin, Feuillade, Murnau ou Buster Keaton (une saison entière au cinéma Le Grand Action à Paris en 2007-2008).
de Kenji Mizoguchi, 1939 (titre original Orizuru Osen )
Création musicale de Stanislas de Nussac (saxophone) et Robert Piechaud (piano)
Durée : 1h40
Synopsis du film
Sokichi quitte son village pour faire des études de médecine. Obligé de devenir serviteur pour ne pas mourir de faim, il rencontre une belle prostituée, Osen, qui le prend en pitié. Celle-ci, contrainte de participer aux activités douteuses d'une bande de voyous dirigée par Matsuda, un maquereau, escroque la plupart de ses clients. Osen décide de fuir avec Sokichi.Avec : Isuzu Yamada (Osen), Daijirô Natsukawa (Sokichi Hata), Mitsusaburô Ramon (Ukiki), Genichi Fuji (Matsuda), Ichiro Yoshizawa (Uwaki), Shin Shibata (Kumazawa)
Robert Piechaud, pianiste, se produit en Europe et aux Etats-unis lors de récitals, de Bach à Ligeti, incluant souvent ses propres compositions. Il s'est aussi fait connaître pour sa connaissance précise du cinéma muet, illustrée par de très originales improvisations sur des films de cette période, comme ceux de Chaplin, Feuillade, Murnau ou Buster Keaton (une saison entière au cinéma Le Grand Action à Paris en 2007-2008). Abordant le cinéma muet japonais (Ozu, Mizoguchi...), il décide de faire appel à Stanislas de Nussac, saxophoniste issu lui de la tradition jazz, pour former cet atypique duo, ni jazz, ni classique, tout en improvisation, avec pour seule partition l'image en clair-obscur...
par Jean-Baptiste Mathulin
Durée : 60 mn
RACHMANININOV : 6 Moments musicaux op. 16 [25 minutes environ]
(andantino, allegretto, andante cantabile, presto, adagio sostenuto et maestoso)
MOUSSORGSKY : Tableaux d'une exposition [35 minutes environ]
Promenade (Allegro giusto, nel modo russico ; senza allegrezza, ma poco sostenuto)I - Gnome (Sempre vivo)
Promenade (Moderato comodo e con delicatezza)
II - Le vieux château (Andante molto cantabile e con dolore)
Promenade (Moderato non tanto, pesamente)
III - Les Tuileries (Allegretto non troppo, cappricioso)
IV - Bydlo (Sempre moderato, pesante)
Promenade (Tranquillo)
V - Ballet des poussins dans leur coque (Scherzino : vivo, leggiero - Trio)
VI - Samuel Goldenberg et Schmuyle (Andante)
Promenade (Allegro giusto, nel modo russico, poco sostenuto)
VII - Le marché de Limoges (Allegretto vivo, sempre scherzando)
VIII - Catacombe (Largo)
Cum mortuis in lingua mortua (Andante non troppo, con lamento)
IX - La cabane sur des pattes de poule (Allegro con brio, feroce - Andante mosso - Allegro molto)
X - La grande porte de Kiev (Allegro alla breve. Maestoso. Con grandezza)
Jean-Baptiste Mathulin débute le piano avec son père puis entre au Conservatoire National de Région (CNR) de Saint-Etienne dans la classe de Roland Meillier en 1999. Il obtient son Diplôme d'Etudes Musicales (DEM) en 2005. En 2008, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon auprès d'Hervé N'Kaoua et de Thierry Rosbach.
Il a travaillé notamment avec Réna Shereshevskaya, Géry Moutier, Michel Beroff et François-René Duchâble et remporte l'édition "piano passion découverte 2006". Il participe alors en 2008 au festival piano passion à l'Esplanade de Saint-Etienne, et interprète notamment à cette occasion le concerto pour 4 claviers de J.S. Bach avec Romain Hervé, Jean-Marc Luisada et Abdel Rahman El Bacha. Parallèlement titulaire d'un master 1 de musicologie à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et enseigne le piano à l'école de musique de Saint-Genest Lerpt.